Les droits de la nature et pour la protection du vivant

Le 14 mars, en partenariat avec la Faculté de droit de l’Université d’Artois de Douai et dans le cadre de la semaine sur la nature organisée par la faculté, FestiPlanète a invité Marine CALMET  pour une conférence sur les Droits de la Nature et la nécessité de reconnaître de nouveaux droits pour la protection du vivant

Les Droits de la Nature sont un champ juridique nouveau qui reconnaît les écosystèmes et entités du Vivant comme sujets de droits et membres de la communauté interdépendante de la vie : la Communauté de la Terre.

« L’Humanité met en danger la santé des écosystèmes, la survie de nombreuses espèces animales et végétales ainsi que les conditions de sa propre survie sur Terre. Il est urgent de proposer de nouveaux modèles de gouvernance et de repenser l’organisation de notre société en harmonie avec le Vivant. Une conférence mêlant vidéos et photos afin d’aborder les concepts des droits de la nature, du crime d’écocide et de la protection des limites planétaires, pour comprendre ce tournant juridique et civilisationnel. » Marine CALMET

Marine-Calmet Présidente de l'association WildLegal

Présidente de l’association WildLegal – Porte parole du collectif  Or de question

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L’avis de Jean-Luc DUCOIN, président de FestiPlanète, sur la conférence.

Une conférencière passionnante au service du Droit de la Nature !

Durant plus d’une heure et demie, Marine CALMET a passionné son auditoire.

Avocate de formation, juriste en droit de l’environnement et des peuples autochtones, porte-parole dans l’Hexagone du collectif « Or de question » opposé au projet « Montagne d’or » et à l’industrie minière en Guyane Marine milite pour la reconnaissance des droits de la Nature et le respect des droits des peuples premiers dans le monde. Convaincue de la puissance du Droit pour enclencher le changement vers une société en harmonie avec le Vivant, elle a co-fondé Wild Legal, association hybride, regroupant une école des droits de la nature et un laboratoire d’actions pour la protection de notre planète.

Militer pour de nouveaux droits

Tout au long de notre histoire à chaque fois qu’une proposition d’accorder de nouveaux droits prend forme, il en est toujours pour trouver l’idée inutile ou dangereuse. Même si dans la réalité c’est parfois le cas, qui aujourd’hui pourrait remettre en cause les droits de l’homme, de la femme ou de l’enfant, ou encore le droit du travail et des entreprises ?

Jeune et pétillante, Marine efface très rapidement l’image du droit réservé aux juristes « rats de bibliothèque universitaire ». Convaincue de la puissance du Droit pour enclencher le changement vers une société en harmonie avec le Vivant, elle a co-fondé Wild Legal, association hybride, regroupant une école des droits de la nature et un laboratoire d’actions pour la protection de notre planète.

Marine s’appuie sur le travail de Christopher Stone juriste étatsunien et spécialiste d’éthique environnementale. Christopher Stone étudie depuis plus de quarante ans les enjeux sous-jacents aux problèmes écologiques globaux tels que le changement climatique, la perte de biodiversité et la destruction des ressources naturelles. Il est l’auteur de nombreux articles et a contribué à l’émergence du mouvement écologiste étatsunien avec son article : « Les arbres doivent-ils pouvoir plaider ? » En 1972, pour contrer un projet de la Walt Disney Company qui menace une forêt en Californie, il propose d’accorder des droits aux arbres et à l’environnement naturel. Depuis en 2008, la Constitution de l’Équateur faisait expressément de la nature un sujet de droit. En 2016, en Nouvelle-Zélande et en Inde, une personnalité juridique est accordée aux fleuves.

Marine CALMET sur le fleuve Maroni – Crédit photo : marinecalmet.fr

Marine CALMET et Wild Legal, dont elle présidente,  sont présents là où les écosystèmes sont en danger d’écocide. Plusieurs combats et victoires sont à mettre en grande partie à leur actif : le droit des peuples autochtones, le projet de forage de Total en Guyane, le projet minier de la montagne d’or abandonné par Emmanuel MACRON, …

Ces victoires sont parfois fragiles et sont en permanence remises en cause par de grands groupes capitalistes ou des lobbys. Chaque année la LPO ou France Nature Environnement sont contraints de faire des recours contre des dérogations accordées souvent en contradiction de la législation européenne, c’est le cas pour la chasse ou par exemple l’utilisation des néonicotinoïdes. La vigilance est permanente car des interconnexions (appelées aussi « pantouflages » ) existent entre des collectivités, des agences ou organismes d’état et les grands groupes privés.

L’un des nombreux points importants de la conférence concerne la différence entre Droit de l’Environnement et Droit de la Nature:

Droit de l’environnement : une protection au service de l’Homme

En pleine expansion depuis les années 1970, le Droit de l’environnement charrie une vision anthropocentrée du monde autour de laquelle il s’est construit. Parce que seul être doué de raison, l’Homme est au centre de la vie et unique sujet organique de droits. Sous son prisme, les autres entités naturelles sont considérées comme ses objets, ressources dont il peut librement disposer afin d’accélérer la croissance économique. Le pacte commun sur lequel il repose est le contrat social, liant uniquement les hommes entre eux et excluant ainsi le monde naturel. Source : site Droits de la Nature

Droits de la Nature : un cadre juridique et de gouvernance pour l’ensemble du Vivant

Emergeant progressivement à échelle mondiale depuis les années 2000, les Droits de la Nature envisagent les entités du monde naturel et les écosystèmes comme sujets de droits, protégés au titre de leur valeur intrinsèque reconnue. L’Homme compte parmi ces organismes qui dans leur ensemble forment la Communauté de la Terre. En ce sens, leur pacte commun prend les traits d’un contrat naturel ne séparant pas l’Homme de la Nature mais l’incluant en son sein dans une logique d’interdépendance. Source : site Droits de la Nature

Il est très difficile de résumer le travail et le contenu de la conférence de Marine, nous vous conseillons la lecture de son livre

Un procès-simulé pour pratiquer le contentieux environnemental.

Pour chaque thématique, le programme WildLegal.Camp propose une saison d’entrainement consacrée aux étudiants dans une pratique « jurisportive » ludique encadrée par une équipe d’experts et ouverte au public. Inspiré des « Moot Courts » anglo-saxons, leprocès-simulé WildLegal.Camp ouvre chaque année un procès fictif mêlant concours d’écritures et concours de plaidoiries, afin de soumettre les sujets environnementaux d’actualité aux plumes aiguisées et aux arguments acérés des étudiants juristes de nos universités partenaires. Il sera sanctionné par une remise de prix et soutenu par un système d’aides aux étudiants participants.

Le prochain procès « Marées vertes,  un drame humanimal »

Sources principales de cet article: Wildlegal.eu    ordequestion.org  https://marinecalmet.fr/bio/

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